L'incision express est assez amusante, une maison d'édition française me contacte par e-mail la semaine dernière: "Cher Monsieur Altamira, Suite à une discussion avec un confrère éditeur, nous serions très intéressés de lire votre recueil, ce pour autant que vous n'ayez encore signé de contrat d'édition à son propos. Vous serait-il possible de nous répondre dans les délais les plus brefs? Tout en vous remerciant d'avance. Cordialement,..." Tout aussi émoustillé que ravi, je me jette dans la googelisation de cet éditeur pour réaliser qu'il s'agit d'une édition à compte d'auteur uniquement . Et quel compte! 2.000 Euros tout ronds tout chauds pour un tirage de 350 exemplaires et , ô joie, distribution par mes soins en dépôt-vente chez une vingtaine de libraires et sans le moindre support de vente internet, service presse ou exemplaires d'auteur. En résumé, l'affaire du siècle... Que j'ai déclinée, comme un imbécile. Décidément, je ne sais pas saisir ma chance, oui, je sais, c'est pas la peine d'en rajouter et de m'accabler de regrets supplémentaires, non plus!! Quant à la page blanche, elle m'a nargué tout le week-end, inviolable, in-attirante et fade. Je m'en suis mordu les peaux des doigts pendant deux jours, au point de ne presque plus pouvoir taper sur le clavier ce matin. C'est d'autant plus dommage que sur le coup du gong de la cloche de la récré du vendredi soir, j'étais plein d'entrain, d'idées, de besoins et d'envies, j'en avais des démangeaisons synaptiques presque insoutenables. Quelle erreur que de m'être décidé à me saouler plutôt que de me jeter sur pc jusqu'au bout de la nuit. Le résultat est cette chroniquette, premiers mots que j'écris depuis 3 jours... Damné soit l'anachorète mou du genou de sa plume en forme de doigts! |