Foutre cieux, ça m’énerve ce matin! Ce n'est compliqué que si c'est inextricable, sans solution et insupportable, non ?
 Je crois que la notion de "DRAME" est trop présente dans le tiroir automatique de nos réponses affectives.
Par affectives, j’entends : nos raisonnements émotionnels et nos réactions instinctives.
Nous, les nantis intégrés dans la société de fast and easy everything, nous sommes devenus des demi-dieux. Tous ces pouvoirs, ces possibles, ces moyens nous ont rendus fragiles et vulnérables face aux détails qui dépassent des lignes de confort, toutes ces libertés nous ont privés de vrais choix et finalement nous courrons libres mais souvent en rond! [C’est un rond qui prend parfois la forme d’un aller-retour rectiligne hésitant, j’en conviens mais ne chipotons pas, tourner en rond, c’est l’alma mater des allers-retours, sous toutes leurs formes et qu’importe leurs manières. re-Foutre, genre fichtre!] « Jouir est l’exacte anti-matière du drame », me suis-je exclamé en fumant ma première clope de la journée, sous le soleil matinal et l'air mi-mordant. J'ai souvent mes trips messianiques avec ma première cigarette, à propos!

Cette exclamation n’implique pas que jouir soit la morphine ou la trithérapie du malheur, non plus. Je ne suis pas un candide illuminé aux yeux brillants d’espoir et de folie prophétique... Pas tout le temps.
Mais il est un constat que je fais : notre génération de libres et puissants est décimée par une épidémie qu'elle a elle-même fabriquée: l'angoisse démesurée de l’imperfection. Pour la soigner, nous devrions nous inoculer une vérité: le drame, ça n’est la couleur que de l'irréversible et incurable PIRE. L'utiliser pour colorier les autres cailloux sur notre route, c'est non seulement vulgaire et criard mais d'extrême mauvais goût. Une insulte envers notre propre esthétisme. Toutes les autres chutes que nous faisons ne sont pas capables de nous survivre!
Dans chacune de mes pensées, j’ai l’impression qu’il manque un coin pour que ça s’emboîte au moment de lâcher prise, ce n’est pas un drame, je vais aller jouir pour ne pas trop y penser, ça m’en bouchera peut-être un coin... |